Assurer l’éducation primaire pour tous les enfants
La Mauritanie, qui est désormais citée au niveau international comme exemple en matière d’éducation des filles dans le primaire, a vu son système éducatif réaliser des performances quantitatives remarquables au cours des quinze dernières années qui se sont traduites notamment par une progression spectaculaire du taux brut de scolarisation (TBS) dans l’enseignement primaire. En fin de période, un spectaculaire rattrapage au niveau de l’écart filles -garçons a été observé : le taux brut de scolarisation (TBS) a ainsi pour la première fois dépassé celui des garçons en 2002 et en 2003. Cet te évolution favorable vient conforter les analyses menées dans le cadre du premier rapport sur les OMD qui concluait en l’atteignabilité vraisemblable des cibles OMD de l’éducation, malgré la dégradation sensible de la qualité de l’enseignement.
Le TBS global qui n’était que de 46,8% en 1990 s’est établi en 2003 à 91,7% après avoir atteint 88,7% en 2002. L’évolution de ce taux a même connu une nouvelle accélération en 2002 et 2003 après une légère stagnation au cours des deux années précédentes, en raiso n de la mise en oeuvre du PNDSE (Plan National pour le Développement du Secteur de l’éducation). Le TBS pour les filles, fait exceptionnel, a surpassé celui des garçons pour deux années consécutives : 88,9% contre 88,5% en 2002 et 92,7% contre 90,7% en 2003) Le taux de participation des filles dans le fondamental, en s’établissant à 48,4% a même dépassé l’objectif fixé dans le PNDSE pour 2005 (48%.) le taux de rétention se redresse après une période de déclin pour s’établir à 47,3% en 2003. Le taux de rétention féminin est inférieur de 1.3 points au taux général. Ces performances globales accumulées dans le temps sont le résultat de la priorité accordée par les autorités Mauritaniennes à l’universalisation de l’enseignement de base, notamment depuis 1985. Ai nsi, et malgré la politique budgétaire restrictive menée dans le cadre de l’ajustement structurel, ce secteur a bénéficié de plusieurs programmes de réformes et d’appui. Les dépenses qui lui sont consacrées n’ont cessé d’augmenter et ont représenté plus du quart (25%) des dépenses de l’Etat sur la période 1995-2001. Les dépenses publiques dans ce secteur ont représenté une part croissante du PIB puisque cette part est passée de 3,5% en 1990 à 4,5% en 2000.